Quelles typographies choisir pour ton entreprise ? Guide complet

par | Juil 26, 2025

Choisir les typographies de ton entreprise, c’est un levier puissant pour affirmer ton image de marque, poser un cadre visuel clair et donner à tes supports une vraie cohérence pro. Si tu as un logo flou, un site Wix bricolé, et trois polices différentes sur ta carte de visite… On comprend que tu aies du mal à assumer tes tarifs 😅. Pourtant, ce n’est pas l’exercice le plus facile qui soit.

Je t’embarque avec moi pour décoder tout ça : qu’est-ce qu’une typographie, à quoi ça sert, combien en choisir, comment les associer, où les trouver. Bref, on va remettre de l’ordre (et du style) dans ta com visuelle.

Qu’est-ce qu’une typographie ?

Une typographie, c’est l’ensemble des formes visuelles qu’on donne aux lettres pour transmettre une émotion, une ambiance, ou une intention. Chaque police de caractère a sa personnalité. Certaines sont douces et arrondies, d’autres sont strictes et anguleuses.

Et crois-moi, ça change tout dans la perception que ton audience aura de ton travail.

Quand un client arrive sur ton site ou lit ta brochure, il capte en quelques secondes si ça “fait pro”… Ou pas. La police d’écriture que tu choisis participe à ce premier feeling. Comme un ton de voix visuel 🎯.

Et si tu veux qu’on te prenne au sérieux, il va falloir faire des choix stratégiques, pas au pif dans le menu déroulant de Canva 😏.

Quels sont les différents aspects d’une police d’écriture ?

Une typographie, ce n’est pas qu’un style de lettres. C’est aussi une histoire de poids, d’espacement, de casse… et chacun de ces éléments influence le message que tu transmets.

L’épaisseur (ou graisse)

Tu vois la différence entre un trait fin et un trait bold ? C’est ça, la graisse. Une police fine va dégager de la délicatesse, de la légèreté. Une version épaisse, elle, va taper dans la puissance, l’assurance, le côté impactant.

Tu peux jouer là-dessus pour hiérarchiser ton contenu : textes légers pour les infos secondaires, gras pour les titres ou points clés.

L’espacement

Entre les lettres (chasse) et entre les lignes (interlignage), l’espacement change la respiration du texte.

Trop serré ? Ça étouffe. Trop large ? Ça flotte. L’équilibre est subtil.

Une police d’écriture bien espacée, c’est ce qui permet de faire circuler l’info sans blocage 😌.

La casse

Minuscules ou MAJUSCULES ? Le choix n’est pas neutre. Les minuscules inspirent la proximité, l’authenticité. Les majuscules imposent, structurent, professionnalisent.

L’astuce : alterner intelligemment pour rythmer ta com.

Le combo de tous ces aspects permet de créer une signature visuelle cohérente. Et ça, ça change ta présence en ligne.

Quelles sont les différentes catégories de polices ?

Avant de choisir, il faut comprendre les grandes familles de polices. Et bonne nouvelle : il n’y en a pas 36000.

En gros, tu vas rencontrer 5 styles principaux :

  1. les polices Serif,
  2. les polices Sans Serif,
  3. les manuscrites,
  4. les scriptes,
  5. et les display (ou fantaisie).

Les polices Serif

Ce sont celles avec des empattements (ces petits traits aux extrémités des lettres). Elles donnent tout de suite un effet sérieux, structuré, classe.

On pense à un livre, à un cabinet d’avocat, à un univers “ancien mais chic”.

Exemples connus : Times New Roman ou Garamond.

Parfaites si tu veux renvoyer une image de stabilité et de rigueur.

Les polices Sans Serif

À l’inverse, les Sans Serif sont sans empattement. C’est plus net, plus simple. Plus moderne aussi. C’est typiquement ce qu’on utilise sur le web pour une bonne lisibilité, surtout dans les paragraphes.

Exemple : arial, Helvetica, Montserrat.

Elles sont passe-partout, mais dans le bon sens du terme.

Les manuscrites

Celles-ci imitent l’écriture à la main. Parfaites pour un logo ou un mot mis en avant. Mais à manier avec prudence : elles sont souvent peu lisibles sur de longues phrases.

Elles apportent un côté humain, doux, singulier. Idéal pour ton identité de marque… Tant que c’est dosé.

Les scriptes

Encore plus “fines” que les manuscrites, elles reprennent l’élégance des lettres calligraphiées du 17e siècle. On y trouve des boucles, des courbes, parfois un brin de folie.

Elles évoquent la féminité, l’artistique, le raffinement. Top pour un univers haut de gamme… Mais à réserver à des usages ciblés.

Les display (ou fantaisie)

Elles sont là pour en mettre plein les yeux. Ce sont des fonts décoratives, parfois exagérées, souvent uniques.

Très chouette pour un titre ou un logo si tu veux casser les codes.

Mais illisibles pour du texte classique.

Comment bien choisir sa typographie professionnelle ?

Tu veux une image de marque crédible, alignée, reconnaissable. Pas juste une police “jolie” trouvée au hasard.

Alors pour choisir la bonne typographie, pose-toi les bonnes questions :

  • Quel message tu veux faire passer ?
  • À qui tu t’adresses ?
  • Sur quels supports ?

1. Quel message tu veux faire passer ?

Tu es plutôt douceur enveloppante ou cadre solide ? Spirituelle ou ancrée ? Moderne ou traditionnelle ? Chaque police envoie un signal.

Si tu veux inspirer confiance, éviter que ton site ressemble à un blog perso de 2008, il va falloir aligner le fond et la forme.

Ton identité visuelle doit raconter la même histoire que ton positionnement.

2. À qui tu t’adresses ?

Si ta cible est stressée, débordée, et qu’elle cherche du réconfort, mieux vaut éviter les polices trop froides ou agressives.

Et inversement : si tu bosses avec des pros exigeants, une typographie trop fun peut flinguer ta crédibilité.

Tu ne t’habilles pas pareil pour une séance d’ancrage et pour un salon pro : ici, c’est pareil.

3. Sur quels supports ?

Site web, Instagram, ebook, affiches, carte de visite… Ta police de caractère doit rester lisible et cohérente partout.

Teste-la en petit, en grand, en gras, sur fond clair et foncé. Si elle ne fonctionne que dans une seule configuration, c’est non. Tu veux un outil polyvalent.

Et surtout, vérifie bien les caractères qu’elle contient : majuscules, minuscules, chiffres, accents, symboles (@#$%…). Je vois encore trop de marques utiliser des polices où les lettres accentuées s’affichent mal 😬. Et franchement, c’est dommage quand tout le reste est soigné 😏

👉 Mon conseil : fais des essais. Assemble, compare, imprime. Et demande autour de toi.

Ce que toi tu trouves « beau » n’est pas toujours ce qui marche visuellement pour transmettre ton message.

Combien de typographies choisir pour ton business ?

Spoiler : pas besoin d’en utiliser 10 ! En fait, c’est même contre-productif.

👉 L’idéal, c’est 2 à 3 typographies maximum :

  • une pour tes titres,
  • une pour tes textes,
  • éventuellement une troisième pour des éléments accentués (citations, call-to-actions, encarts).

1. Une sans serif pour le corps de texte

Clairement, une typographie sans serif (sans empattements) comme arial ou Montserrat, c’est ton alliée pour la lecture fluide. Sur ton site, tes brochures, tes posts Instagram, elle assure une bonne lisibilité, même sur écran.

2. Une serif ou une manuscrite pour les titres

Si tu veux apporter un peu plus de caractère, c’est ici que tu peux te permettre une  typographie serif (avec empattements) ou une police plus expressive, comme une manuscrite.

Mais attention : lisible, toujours. Même si elle te “parle”, si ta cible ne la déchiffre pas, c’est raté.

3. Une fantaisie très ponctuelle (facultative)

Tu peux oser une police un peu plus audacieuse pour une accroche ou un mot-clé. Mais garde-la en bonus. Elle ne doit pas voler la vedette aux autres.

Ta charte graphique, c’est comme un rituel : ça repose sur la cohérence. Pas sur l’effet “wahou” du moment. Le but, c’est que tout ton univers visuel soit reconnaissable… Et cohérent avec ta posture pro.

💡 Quelle typographie est la plus utilisée par les entreprises ? Sans surprise : les polices simples, efficaces et polyvalentes comme Arial ou Helvetica restent des incontournables. Pourquoi ? Parce qu’elles cochent toutes les cases : lisibles, modernes, neutres. Mais ce n’est pas parce qu’elles sont populaires qu’elles sont forcément adaptées à ton activité.  L’important, c’est qu’elles servent ton message, pas qu’elles plaisent à tout le monde.

Où trouver des typographies ?

Tu veux fouiller sans te perdre ? Commence par ces plateformes fiables et pratiques :

  • Google Fonts : gratuit, pro, et compatible avec Canva. Tu y trouveras des pépites comme Lora, Poppins ou Playfair Display.
  • Font Squirrel : que des polices libres de droits, triées sur le volet.
  • Dafont : top pour tester des styles, mais vérifie toujours la licence d’utilisation (toutes ne sont pas gratuites pour un usage commercial).
  • Creative Market ou MyFonts : payant, mais parfait si tu cherches une typographie unique et premium.

Et pour t’inspirer, voici quelques valeurs sûres que j’utilise souvent pour mes clientes :

  • Montserrat : net, moderne, passe-partout.
  • Playfair Display : élégant avec empattements, parfait pour des titres raffinés.
  • Raleway : léger, aéré, très pro.
  • Caveat : manuscrite mais lisible, douce et accueillante.
  • Cormorant Garamond : une police serif plus subtile que Times New Roman, avec une belle prestance.

Fais-toi une shortlist et teste-les dans tes visuels réels. Ce qui fonctionne dans une maquette peut devenir illisible en story Instagram.

Quelles sont les bonnes pratiques d’utilisation d’une police ?

Plusieurs bonnes pratiques sont nécessaires pour utiliser une police d’écriture.

1. Priorise la lisibilité

Toujours. Même si une font te fait craquer, si elle se lit mal sur mobile ou en petit, c’est non. Ton texte doit pouvoir être scanné en 3 secondes, pas déchiffré comme un grimoire.

2. Reste cohérente

Une police d’écriture pour les titres, une pour les textes, et tu t’y tiens. Évite de changer tous les 3 visuels. C’est comme changer de ton de voix à chaque prise de parole : les gens décrochent.

3. Hiérarchise visuellement

Utilise la taille, le gras, l’italique, la couleur… Mais avec parcimonie. C’est la hiérarchie qui rend ton message lisible, pas la surenchère de styles.

4. Anticipe les supports

Ce qui est lisible en print ne l’est pas forcément sur écran. Vérifie tes visuels sur mobile, tablette, ordi. Et adapte ta typographie à chaque usage si besoin.

👉 Bref : clarté > style. Une police bien utilisée, c’est celle qui se fait oublier au service de ton contenu 🎯 !

Quelles sont les polices à éviter pour ton entreprise ?

Tu veux une image pro ? Alors on oublie tout de suite les polices vues et revues… Ou mal utilisées 🙈 :

  • Comic Sans : non. Même pour un cabinet de pédopsy, c’est trop.
  • Papyrus : l’effet “brochure de spa des années 90” est immédiat.
  • Curlz MT, Kristen ITC, Jokerman… Bref, tout ce qui ressemble à une fête d’école maternelle 😅.
  • Les polices trop stylisées, qu’on déchiffre à moitié.
  • Les polices par défaut (genre Times New Roman sur Word) : elles n’apportent rien à ton image.

Et pitié : pas 4 polices différentes sur une même page. Trop de voix tuent le message.

👉 Le but, c’est que tes visuels respirent, que ton audience comprenne vite ce que tu proposes, et qu’on sente que tu es compétente (même sans te connaître).

Tu galères à choisir tes typographies ? Tu veux un univers visuel clair, aligné, pro, mais sans y passer 100 heures ni te planter ? On peut le faire ensemble. Je t’aide à poser les bases solides de ton identité visuelle, à choisir les bons éléments (dont tes polices) et à structurer tout ça pour que tu sois fière de ta com ✨.

👉 On en parle ? Je t’accompagne pas à pas, sans blabla inutile, avec une méthode simple et humaine.

Découvre d’autres articles